La violence armée est une crise de santé publique

Nous devons faire plus pour briser ce cycle de violence et aider les communautés à guérir

La violence armée perturbe les familles et envoie des ondes de choc d’une communauté à l’autre en Ontario. La hausse fulgurante de la violence armée que nous constatons dans plusieurs communautés est un symptôme des causes profondes et sous-jacentes, et des impacts à long terme qui ne sont pas pris en compte. Il ajoute de l’urgence pour que les gouvernements à tous les niveaux fassent plus et travaillent ensemble.

L’Ontario devrait être un chef de file en matière de sécurité et de bien-être communautaires. C’est pour cette raison que cette année, j’ai présenté le Projet de loi 129 : Loi sur la sécurité et la santé des communautés (Lutte contre la violence armée), 2019.

Mon projet de loi ferait ce qui suit :

  1. Déclarer que la violence armée est un problème de santé publique.
  2. Veiller à ce que l’Ontario dispose de programmes d’intervention en cas de violence en milieu hospitalier. Cela signifiera des thérapies adaptés aux traumatismes pour les survivants et les autres personnes touchées par la violence armée, payées par le RAMO.
  3. Permettre à tous les conseils de santé d’élaborer des programmes et des services pour réduire la violence armée, et d’accroître la capacité de la communauté à aider les survivants et autres personnes touchées par la violence armée.

Mon projet de loi a été approuvé par le Conseil de la santé de Toronto, ce qui souligne la nécessité vitale de cette loi.

Chaque palier de gouvernement a un rôle à jouer pour régler ce problème. Je suis d’accord qu’il est également temps pour le gouvernement fédéral d’interdire les ventes d’armes de poing et de munitions, mais je suis en faveur de donner aux municipalités le pouvoir de se retirer de cette interdiction. Nous devons adopter des politiques pour combattre cette crise d’une manière judicieuse pour les communautés individuelles.

Il est temps que nous mettions la sécurité de nos communautés et de nos quartiers au-dessus de la politique. J’exige depuis un certain temps de réels changements législatifs sur cette question. L’an dernier, j’ai présenté un projet de loi d’initiative parlementaire demandant au gouvernement provincial de permettre aux municipalités d’interdire la vente de munitions à l’intérieur de leurs frontières. J’exhorte également le gouvernement provincial à adopter mon projet de loi 129.

Les traumatismes causés par la violence armée peuvent persister longtemps après les tragédies. Nous savons que cela déchire les familles et les communautés. C’est pourquoi je suis fière que le projet de loi 129 bénéficie de l’appui de Médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu, de Regent Park Mothers for Peace, et de nombreux autres groupes et militants contre la violence armée.