Il est temps qu’un gouvernement s’engage dans le bilinguisme de l’Ontario.

Il y a plus de 600 000 Franco-Ontariens qui identifient le français comme leur langue maternelle. Ils sont essentiels et profondément importants dans l’histoire de l’Ontario.

Cependant, le gouvernement actuel a tourné le dos à cette importante communauté. Dans son premier cabinet, Doug Ford a éliminé le ministère autonome des Affaires francophones. Puis, en novembre 2018, sur ce qui est devenu connu sous le nom du « Jeudi Noir », le Commissariat aux services en français de l’Ontario a été aboli et le projet de l’Université de l’Ontario français a été annulée. Lorsque cela a déclenché des protestations justifiées de la communauté, le gouvernement est revenu en arrière avec des demi-mesures qui n’étaient guère plus que la réorganisation du personnel. Ils n’ont pas encore rétabli un commissaire aux services en français autonome en Ontario. L’automne dernier, ce gouvernement a encore reculé en signant une entente avec le gouvernement fédéral sur le financement de l’Université de l’Ontario français, mais laisse au gouvernement fédéral le soin de fournir tous les fonds pour sa construction d’ici 2023.

Cela démontre un mépris évident pour les droits et les besoins des Franco-Ontariens, qui méritent mieux de leur gouvernement.

J’ai soutenu les droits des francophones en tant que députée de Scarborough-Guildwood et ancienne membre du conseil d’administration de TVO / TFO. Je serai une leader qui respecte et restaure les droits de tous les francophones de l’Ontario.

Mes idées audacieuses pour une province bilingue, sont basées sur des mesures concrètes pour les Franco-Ontariens.

A. Rétablir le commissaire aux services en français indépendant avec un Commissariat des services en français de l’Ontario.

    • Il ne suffit pas de dissimuler ce rôle sous la protection de l’Ombudsman de l’Ontario. De nombreux Franco-Ontariens considèrent à juste titre le commissaire aux services en français comme un allié essentiel et un défenseur de la protection de la langue française et de la culture francophone en Ontario. Le Commissariat aux langues officielles joue un rôle de surveillance au niveau fédéral, et je veillerai à ce que ce rôle soit rétabli au niveau provincial en Ontario.

B. Assurer la création de l’Université de l’Ontario français, en étroite collaboration avec la communauté et le gouvernement fédéral pour en faire une réalité.

    • La province ne devrait pas laisser au gouvernement fédéral le soin de financer la construction de cette initiative cruciale au cours des prochaines années. L’Ontario doit intensifier ses efforts ! En tant que première ministre, j’en ferai une priorité.
    • Je m’assurerai également que ce nouvel établissement établit des partenariats avec d’autres établissements postsecondaires de la province pour permettre à toutes les communautés francophones de l’Ontario, en particulier celles du Nord, de bénéficier de la nouvelle université francophone.

C. Élargir les possibilités d’enseignement en français dans tout l’Ontario.

    • Nous devons nous efforcer d’assurer un meilleur accès aux programmes de langue française comme l’immersion dans les écoles locales et faire de nouveaux investissements pour aider à former, recruter et attirer des enseignants dans les programmes d’immersion et de langue seconde. Plus d’enfants devraient avoir la possibilité de s’immerger en français, car cela s’avérera un avantage pour eux ainsi que pour notre province afin de rester compétitif.
    • Plus d’étudiants postsecondaires devraient avoir la capacité de terminer un diplôme en français dans nos établissements postsecondaires. J’ai l’intention de travailler avec le gouvernement fédéral pour construire de nouvelles infrastructures qui soutiennent des communautés francophones fortes, y compris des écoles et des centres culturels.

D. Établir plus de soutien et de financement pour les arts, la culture et les médias franco-ontariens.

    • Les arts et les médias francophones de l’Ontario, en particulier dans le Nord, peinent depuis des années à fournir des programmes culturels et garder les médias locaux ouverts. Ces services et programmes pourraient être l’épine dorsale de leurs communautés afin de faire rayonner la communauté francophone. J’établirai de nouveaux programmes et partenariats pour soutenir ces organisations et assurer leur vitalité.

E. Réformer la Loi sur les services en français pour renforcer les communautés francophones et assurer une province bilingue.

    • Nous devons assurer un plus grand bilinguisme dans nos espaces publics. Cela signifie plus de panneaux bilingues dans tous les parcs provinciaux et les aires de loisirs, comme à Parcs Canada. Cela signifie également éliminer les obstacles à l’établissement de villes plus bilingues dans la province.
    • Nous devons améliorer l’intégration des nouveaux francophones dans la société ontarienne, qu’ils viennent d’autres régions du Canada ou d’autres parties du monde. Le droit de recevoir des services publics en français, langue officielle du Canada et langue maternelle de nombreux Ontariens, devrait être préservé et renforcé dans toute la province. Tous les Ontariens d’expression française doivent être soutenus et prospérer dans leur communauté, qu’ils travaillent dans la fonction publique à Ottawa ou ailleurs. Nous devons nous assurer que tous les Franco-Ontariens se sentent les bienvenus ici.

Au cours des prochaines semaines, je publierai plus de politiques pour répondre aux besoins des Franco-Ontariens, y compris l’amélioration de la santé et des soins de longue durée, et le développement de nouveaux pôles économiques et de partenariats innovants qui soutiennent une économie forte.