Un plan environnemental élaboré en Ontario ne peut ignorer la crise à laquelle nous sommes actuellement confrontés

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus importants de notre époque. Aucun dirigeant politique ne mérite aujourd’hui d’être élu sans un plan environnemental solide et crédible qui protège notre air et notre eau, renforce notre économie et réduit les émissions dangereuses de carbone.

Le bien-être futur des Ontariens dépend de notre capacité à mettre en place des politiques environnementales qui alignent nos aspirations à une économie forte avec nos principes de maintien d’un environnement sain pour les générations actuelles et futures.

Malheureusement, les conservateurs de Ford ont non seulement mis la politique environnementale en veilleuse, mais ils ont annulé certains de nos meilleurs efforts, les remplaçant par des stratagèmes qui font des erreurs mathématiques de base et gaspillent l’argent des contribuables. Depuis son élection, le gouvernement conservateur a gaspillé des centaines de millions de dollars des contribuables à travers des contestations judiciaires condamnées, des publicités trompeuses et des autocollants de station-service, et l’annulation de contrats d’énergie verte, l’arrachement des stations de recharge de véhicules électriques (EV) et le démantèlement des moulins à vent. Ce n’est pas la voie de l’avenir.

Le gouvernement actuel croit à tort qu’une politique environnementale crédible signifie une politique économique affaiblie, mais cela ne pourrait pas être plus éloigné de la vérité. Une politique environnementale intelligente est une politique économique intelligente, car une économie moderne a besoin d’écosystèmes sains pour prospérer. Bon nombre des industries les plus importantes de l’Ontario, comme l’agriculture, la foresterie et le tourisme, dépendent directement de l’air pur, de l’eau et des terres.

Mon plan vise à réduire les émissions de carbone, à rétablir l’abordabilité pour les familles travailleuses de l’Ontario et à maintenir la santé de nos écosystèmes. Il emploie le principe des pollueurs payeurs qui tient ceux qui endommagent l’environnement responsables de le réparer dans le but de prévenir les dommages à la santé humaine ou à l’environnement.

1. Tarification de la pollution

A. Fixer un prix sur la pollution par une taxe carbone transparente égale au prix fédéral de la pollution

      • Fixer un prix contre la pollution est l’option la moins coûteuse pour atteindre les objectifs d’émissions. Sous ma direction, une taxe sur le carbone claire et transparente sera mise en œuvre équivalente à toute taxe sur le carbone instituée par le gouvernement libéral fédéral actuel. Le précédent programme complexe de plafonnement et d’échange ne sera pas réexaminé.

B. La redevance sur le carbone retournée revient directement aux consommateurs

      • Tout produit tiré d’une redevance sur le carbone de l’Ontario sera retourné directement aux consommateurs de l’Ontario au moyen de remises annuelles, qui seront déterminées en fonction de la production d’émissions. Grâce à ce système, moins un individu pollue, plus il économise.
      • Jusqu’à 10 % des recettes seraient utilisées pour des rénovations respectueuses de l’environnement dans les écoles, les établissements postsecondaires, les hôpitaux et les logements sociaux, ainsi que des innovations dans les nouvelles technologies afin de réduire les émissions de carbone.

C. Veiller à ce que les industries vulnérables restent compétitives grâce à une tarification basée sur les résultats

      • Pour protéger les industries exposées au commerce des désavantages concurrentiels et pour empêcher les fuites de carbone vers d’autres juridictions, un système spécial basé sur les résultats sera mis en place pour les grands émetteurs industriels afin d’encourager la réduction des émissions tout en minimisant les coûts.
      • Dirigez un sommet mondial sur la prochaine génération de producteurs automobiles. Ce sommet identifiera l’avenir des véhicules sobres en carbone et le rôle de l’Ontario en tant que premier producteur nord-américain.

2. Protéger nos terres et nos eaux

A. Protéger la ceinture de verdure de l’Ontario et envisager une expansion future

      • La ceinture de verdure de l’Ontario est l’une de nos réalisations les plus chères en tant que province. Cette beauté naturelle ne doit pas être mis en péril et, en tant que Première ministre, je travaillerai avec les municipalités pour assurer sa protection et, dans la mesure du possible, son extension à davantage de zones.

B. Examiner les modifications apportées aux parcs provinciaux par les municipalités

      • Parkland ne devrait pas être un luxe réservé uniquement aux communautés riches, mais à toutes les familles. Les modifications apportées par les conservateurs à la politique des parcs municipaux menacent la capacité de nos collectivités locales d’acquérir des parcs auprès des promoteurs. J’examinerai ces changements et annulerai toute politique nuisible aux communautés locales.

C. Veiller à ce que les Grands Lacs soient protégés contre les risques naturels

      • Les Grands Lacs le long des rives de l’Ontario sont des ressources naturelles précieuses, qui apportent une énorme valeur économique et sociale à notre province. Si je suis élue, je veillerai à ce que ces ressources essentielles reçoivent toute l’attention qu’elles méritent pour les protéger des menaces naturelles et d’origine humaine.

D. Rétablir et augmenter le financement de la Conservation de la nature Canada (CNC)

      • Conservation de la nature Canada protège les aires naturelles les plus importantes de l’Ontario et les espèces qu’elles abritent. Ils ont contribué à protéger les paysages naturels les plus importants de l’Ontario, dont plus de 84 226 hectares de terres en Ontario. Je rétablirai les niveaux de financement de la CCN afin qu’elle puisse continuer son important travail.

E. Restaurer et augmenter le financement de la plantation d’arbres pour atteindre un objectif d’un milliard d’arbres

      • Les arbres, en particulier les arbres matures, sont les meilleures garanties que nous avons pour la capture et la séquestration du carbone. En plantant de nouveaux arbres et en protégeant les arbres matures grâce à des partenariats avec la CCN, les offices de protection de la nature et les groupes sans but lucratif, nous pouvons assurer que le couvert arboré de l’Ontario est solide.
      • En tant que Première ministre, j’organiserais et établirais un marché pour les agriculteurs privés afin de cultiver ces arbres de manière rentable, avec un financement provenant de compensations carbones de l’industrie aéronautique internationale.
      • L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a introduit le Système de compensation et de réduction du carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) pour faire face à toute augmentation annuelle des émissions totales de CO2 et les rendre neutres en carbone. Les vols internationaux représentent actuellement environ 65 % des émissions de CO2 de l’industrie aéronautique et 1,3 % des émissions mondiales de CO2.
      • Les compagnies aériennes seront tenues de déclarer leur consommation de carburant et leurs émissions ainsi que d’acheter des compensations de réduction des émissions dans d’autres secteurs afin de contrer toute augmentation de leurs propres émissions.
      • Je présenterai un programme pour jumeler les compagnies aériennes qui ont besoin de compensations carbone avec les agriculteurs de l’Ontario qui sont prêts à planter et à entretenir des arbres produisant des compensations vertes.

3. Réduisez, réutilisez, recyclez

A. Interdire les produits en plastique là où il y a de bonnes raisons de le faire et où d’autres options existent

      • Les déchets de produits en plastique contribuent au changement climatique et pèsent de manière disproportionnée sur nos décharges. Je chercherai des alternatives aux plastiques à usage unique, lorsqu’ils existent, et j’interdirai autrement l’eau en bouteille à usage unique et les sacs en plastique.
      • S’appuyer sur les plans du gouvernement fédéral pour interdire les plastiques à usage unique dès 2021.

B. Protéger l’approvisionnement provincial en eau en supprimant progressivement les permis d’embouteillage

      • La protection de nos eaux souterraines, de nos lacs et de nos cours d’eau pour la prospérité future de l’Ontario devrait être une priorité pour tous. Les Ontariens veulent avoir l’assurance que la quantité de leurs ressources en eau sont protégées par une bonne politique fondée sur des données scientifiques et des preuves solides.
      • En 2017, le gouvernement libéral précédent a instauré un moratoire sur les permis de prélèvement d’eau pour l’embouteillage. Je développerai cela et, grâce à l’utilisation de preuves scientifiques concernant les effets de la prise d’eau sur nos ressources, j’éliminerai les permis de prise d’eau d’ici 2025.

C. Réorganiser le programme de recyclage de l’Ontario

      • Seulement 15 % des déchets de l’Ontario doivent être recyclés. Nous avons besoin d’un nouveau plan avant-gardiste pour déterminer ce qui est recyclé, ce qui est retourné et ce qui est réutilisé. Je me tournerais vers le programme de remboursement des dépôts de contenants de boissons de la Nouvelle-Écosse, qui accepte divers types de contenants de boissons «de retour pour remboursement », pour trouver des façons similaires d’améliorer notre programme.

D. Cultiver un environnement pour les énergies renouvelables et la protection de l’environnement

      • Je rétablirai le bureau indépendant du commissaire à l’environnement de l’Ontario, qui maintient la responsabilité des questions environnementales en Ontario. En 2019, il a été absorbé par le Bureau du vérificateur général dans le cadre des compressions des conservateurs dans nos ressources de protection de l’environnement.

4. Environnement et économie en équilibre

      •  Nous devons chercher à atteindre un équilibre entre l’environnement et l’économie. Trouver des moyens de réduire les effets négatifs sur notre climat doit être une priorité dans la recherche et l’innovation, y compris un regain d’intérêt pour les technologies propres, les énergies renouvelables et les efforts pour réaliser une économie circulaire.
      • Je consulterai des experts et élaborerai un véritable plan pour l’avenir de l’énergie nucléaire dans cette province. Nous devons considérer la sécurité et l’impact des déchets sur notre environnement. 
      • À l’instar du remboursement fédéral visant à apporter de l’énergie renouvelable dans les maisons, j’examinerai la mise en œuvre de programmes en Ontario au niveau provincial qui font la promotion de l’énergie renouvelable au niveau des consommateurs et profitent à tous les Ontariens.