Un logement abordable est un droit, pas un privilège

L’Ontario a besoin d’un marché du logement qui offre une place à tout le monde.

La propriété et le loyer abordables sont de plus en plus hors de portée pour les Ontariens, en particulier les milléniaux, les nouvelles familles et les personnes âgées. Cette province a besoin d’un plan de logement qui place les Ontariens au centre et crée des collectivités plus fortes et plus saines. Mon plan offre des solutions audacieuses pour faire face à la crise du logement en Ontario, et se concentre sur les trois plus grands défis à résoudre :

  1. Le logement est à la fois politique, complexe et est lié à l’emploi, au transport en commun, aux changements climatiques, à la santé mentale des jeunes et des personnes âgées ainsi qu’aux problèmes sociaux. Nous devons sortir des sentiers battus pour trouver des solutions.
  2. Le marché du logement actuel exclut de nombreux jeunes Ontariens qui ont souvent une dette écrasante. Nous devons lutter contre les facteurs qui limitent la création en temps opportun de nouveaux logements pour permettre à la génération Y de se loger plus facilement.
  3. La création de logements abordables coûte cher. Nous avons besoin de nouveaux investissements pour les rendre financièrement viables.

Nous avons besoin de solutions innovantes et de décisions audacieuses si nous voulons nous assurer que l’Ontario dispose de logements abordables et durables pour maintenant et pour l’avenir. Mon plan offre :

1. L’audace – au-delà des solutions conventionnelles :

A. Créer une cohabitation entre les étudiants et les aînés : Ceci permet aux jeunes de partager un logement équipé avec une personne âgée. Il s’agit d’une politique sociale réussie au Danemark et aux Pays-Bas et a été une tendance émergente à San Francisco pour lutter contre des frais élevés pour les étudiants. Cette politique offre également des opportunités d’interactions significatives pour les jeunes et les ainés, souvent isolés chez eux.

B. Lier le logement abordable au développement du transport en commun : Nous pouvons utiliser l’augmentation de la valeur du terrain des projets de transports en commun pour sécuriser des logements plus abordables en utilisant un modèle de zonage inclusif, tout en maintenant l’importance du développement résidentiel.

C. Construire des villes en Ontario à l’aide de matériaux respectueux de l’environnement : incitatifs financiers pour un aménagement écologique à mi-hauteur, construit avec du bois provenant du Nord de l’Ontario.

D. Faciliter l’accès à la propriété : Imposer aux promoteurs d’investir dans un fonds fiduciaire pour le logement abordable afin de fournir des hypothèques de second rang gratuites aux gens qui sont admissibles.

2. Décisions audacieuses – Résoudre l’équation de l’offre de logements et protéger les locataires :

A. Protéger les locataires en modifiant la Loi sur la location à usage d’habitation pour :

    • Rendre plus difficile les rénovations entraînant l’expulsion de locataires en imposant aux propriétaires de donner un préavis de 6 mois en plus de remettre un loyer de 6 mois, si celui-ci souhaite rénover, et donc forcer le locataire à partir.

B. Pour aller de l’avant, nous convoquerons un groupe d’experts sur la crise du logement :

    • Le comité procédera à un examen approfondi de la législation provinciale relative à la construction de logements et examinera la viabilité des politiques proposées par les promoteurs de logements pour augmenter l’offre de manière inclusive au cours des dernières années. Le groupe examinera également certaines politiques audacieuses pour mettre un terme à l’escalade de la crise du logement dans les régions urbaines de l’Ontario. Mes mesures comprennent :

i. Protéger la stabilité des locataires :

      • Encourager les développements locatifs sur mesure avec des frais de développement réduits.

ii. Plus de population en déclin dans certains quartiers des grandes villes à zonage très restrictif :

      • Élimination du zonage individuel et jumelé et plafonnement des désignations de zonage résidentiel municipal à moins de 500 mètres des stations de transport en commun.
      • « La ceinture jaune » interdit le développement de logements dont on aurait cruellement besoin alors que nous connaissons la pire crise du logement de l’histoire de l’Ontario. Il y a des quartiers du centre-ville de Toronto qui comptent moins de gens par rapport à il y a 20 ans. C’est un problème.

iii. Bâtir un avenir urbain meilleur et plus rapidement :

      • Réduire le délai d’approbation de l’aménagement, en introduisant des normes de performance municipales pour les approbations de développement résidentiel.

iv. Des logements pour un avenir plus vert :

      • Éliminer l’imposition d’un nombre minimum d’emplacements de stationnement nécessaires pour les nouveaux projets résidentiels.

3. Rendre le logement abordable et financièrement durable en Ontario en réduisant la spéculation :

Nous devons créer de nouvelles sources de revenus pour financer le logement abordable.

A. Imposer une taxe sur les locations de courte durée :

      • La première propriété en location serait soumise à une taxe de 5 % par réservation.
      • La deuxième et les suivantes seraient soumises à une taxe de 15 % par réservation.
      • Les fournisseurs de location à court terme seraient tenus de suivre et de remettre les revenus à la province.

B. Augmenter la taxe de spéculation des non-résidents de l’Ontario (NRST) :

      • Augmentation de 1 % à 25 % à l’achat d’une propriété résidentielle.

C. Instituer une taxe d’inoccupation annuelle de 2 % sur les propriétés résidentielles de plus de 2 millions de dollars dans le Grand Golden Horseshoe :

      • Des exceptions s’appliqueraient aux résidences principales et aux locations à long terme.
      • Les propriétaires qui vivent dans leurs propriétés – ou les louent – recevraient une exemption en remplissant un formulaire de déclaration annuelle.

D. Utiliser les revenus des propositions fiscales ci-dessus pour financer des initiatives de logement abordable :

      • Collaborer avec les municipalités pour intégrer les programmes municipaux de subvention au loyer dans un programme provincial flexible de subvention au loyer, qui comprendrait le partage des coûts entre la province et le municipal.
      • Faire de la province un partenaire significatif dans le développement de logements abordables dans les villes qui en ont le plus besoin. En utilisant les revenus tirés des mesures fiscales ci-dessus, la province pourrait financer des milliers de nouveaux logements abordables par an.

E. Mettre fin à l’itinérance chronique :

      • Rétablir la collecte de données des sans-abris par les municipalités, interrompue par le gouvernement provincial actuel.